Les quelque 3500 salariés français de DXC-ESF, SSII héritière de CSC et des activités de services d’HPE, sont couverts par un régime frais de santé dont le Gan est l’assureur. Nettement déficitaire, ce régime est actuellement en renégociation. Les discussions portent sur le fait de savoir si le rééquilibrage du régime doit passer par une réduction de son périmètre ou pas une hausses des cotisations.
Un ratio S/P dégradé
Depuis la création en 2016 de l’entité DXC-ESF, le régime santé des salariés est en déficit. Son ratio S/P s’établit en effet à 125 %. Les organisations salariales de l’entreprise considèrent que ce déséquilibre financier n’est pas une surprise. Elles insistent d’abord sur le fait qu’il ne résulte pas d’une surconsommation médicale des personnels. D’après elles, il est bien plutôt la conséquence des réorganisations des entreprises dont DXC-ESF est issue. Ainsi, les représentants des salariés soulignent que le régime a été largement inspiré par celui de HPE alors les salariés de DXC-ESF issus de HPE étaient ceux qui, en moyenne, au sein de HPE, avaient les rémunérations les moins élevées. Conçu pour une population rémunérée à un certain niveau mais ayant désormais pour périmètre une population moins rémunérée, le régime est donc structurellement déficitaire.