Les quelque 1000 employés de la société Desautel – entreprise spécialisée dans la fabrication et la gestion de matériels de protection contre les incendies – bénéficient d’un régime frais de santé dont la MCDef, membre du groupe Klesia, est l’assureur. Si les salariés continuent à bénéficier d’une couverture plus généreuse que celle prévue par le décret sur les contrats responsables, ils demeurent critiques quant à la qualité du service rendu par la mutuelle.
La responsabilisation contournée
Comme toutes les entreprises dont le contrat était trop généreux au sens du décret sur les contrats responsables, Desautel a dû réduire la voilure au 1er janvier 2018. Les dépassements d’honoraires, en particulier, allaient être moins remboursés. Les salariés allaient devoir financer seuls une surcomplémentaire afin de ne pas perdre en prestations. Bien implantée dans l’entreprise, l’Unsa a refusé cette évolution, estimant que les salariés payaient déjà bien assez cher pour leur régime santé – en l’occurrence, pour le tarif famille, 4,17 % du salaire. Après de longues discussions, la direction et les représentants des salariés se sont donc entendus pour porter la part du financement patronal de la cotisation de base à 60,5 %, contre 60 %, la part salariale à 39,5 %, contre 39 %. De ce fait, les salariés peuvent supporter sans surcoût la cotisation de la surcomplémentaire, représentant 0,3 % du salaire.