Chez Airbus, 2 accords signés pour limiter la casse

Cette publication provient du site du syndicat de salariés CFE-CGC.

Dans un contexte de réduction massive d’effectifs, un dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD) et des mesures sociales d’accompagnement ont été négociés au service des salariés. 

Le sujet Airbus est très médiatisé et pour cause. L’avionneur et ses sous-traitants sont une plaque tournante de l’activité économique dans la région toulousaine. La filière aéronautique au sens large représentait en 2018, 110 000 salariés directs en Haute-Garonne et plusieurs centaines de milliers d’emplois indirects ou induits. Toute mauvaise nouvelle concernant Airbus déclenche donc des inquiétudes à la chaîne. C’est pourquoi les accords que vient de signer la CFE-CGC Airbus sont importants. 

Ils s’inscrivent dans un contexte négatif : en juin dernier, Airbus a annoncé la suppression de 15 000 postes de travail au niveau mondial, dont environ 4 250 en France. En cause, la réduction des cadences de production d’avions commerciaux du fait de la crise du transport aérien provoquée par la pandémie de Covid-19. Même si quelques bonnes surprises peuvent toujours se produire comme la commande ferme de quatre A320neo de la part de la compagnie grecque Sky Express, annoncée le 14 octobre, l’industrie aéronautique est sinistrée et le directeur exécutif d’Airbus, Guillaume Faury, avait jeté un froid, mi-septembre, en jugeant « peu probable que les départs volontaires suffisent »

Les accords signés par la CFE-CGC Airbus permettent de limiter l’impact du plan d’adaptation mis en place par Airbus. Le premier des deux est un accord sur l’Activité partielle de longue durée (APLD). « Il permet de sauvegarder 1500 emplois qui s’ajoutent aux plus de 500 sauvés par les aides du Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC ) dans le périmètre du Bureau d’Etudes », expliquent Françoise Viallard, coordinatrice CFE-CGC Group Airbus, et Fabrice Nicoud, DSC CFE-CGC Airbus Avions. Le second concerne les mesures sociales permettant d’éviter des licenciements économiques et d’accompagner les salariés qui souhaitent quitter l’entreprise. 

Avec ces deux accords, la CFE-CGC « considère qu’Airbus est en bonne voie pour qu’il n’y ait aucun départ contraint. » Elle regrette toutefois « qu’un dispositif comme l’APLD s’adresse uniquement à l’activité de production sans tenir compte de la situation d’autres métiers et fonctions support comme le Service Clients ». Et elle reste mobilisée pour la suite, s’inquiétant en particulier de la gestion des réductions de postes dans d’autres filiales du Groupe Airbus comme AIS, Navblue ou STECO. Pour les représentants de la CFE-CGC Airbus, « il serait inacceptable que les salariés de ces filiales ne soient pas traités de la même façon que leur entité de rattachement, Airbus Avions ou Stelia Aerospace. » 

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