Ce qu’il faut savoir sur la conférence sociale pour la CFE-CGC

Cet article a été initialement publié sur le site de la CFE-CGC.

 

Rendez-vous phare du dialogue social, la quatrième conférence sociale réunit ce lundi, au conseil économique, social et environnemental, plus de 300 participants, représentants des organisations syndicales, d’employeurs et des collectivités territoriales. Présentation des enjeux et des messages portés par la CFE-CGC. La Conférence Sociale, pour quoi faire ? Ouverte par François Hollande et clôturée par Manuel Valls, la quatrième édition de la conférence sociale, organisée au Palais d’Iéna, siège du CESE (Conseil économique, social et environnemental), se veut un temps fort du dialogue social. Réunissant l’ensemble des acteurs (Etat, organisations syndicales – dont la CFE-CGC – et patronales), la manifestation doit permettre de tracer les grandes lignes des prochaines réformes sociales. Pour mémoire, l’édition 2012 avait notamment initié la mise en oeuvre des contrats de génération et des emplois d’avenir. L’an passé, la conférence sociale avait permis la mise en oeuvre de la Loi Rebsamen relative au dialogue social, promulguée en août. Le contexte Trois jours après les négociations sur les retraites complémentaires, marquées en particulier par l’obtention d’une négociation interprofessionnelle sur le statut de l’encadrement qu’elle réclamait depuis des années, la CFE-CGC fera de nouveau entendre la voix et les propositions constructives d' »un syndicalisme courageux et responsable », comme le rappelle sa présidente Carole Couvert, pour qui « l’emploi est au cœur de cette conférence sociale ». CPA, COP 21 et le Numérique au menu Trois grands dossiers sont au cœur des discussions de l’édition 2015, et feront l’objet de tables rondes spécifiques. 

  • La sécurisation des parcours professionnels et la création du Compte Personnel d’Activité (sous l’égide de Myriam El Khomri, ministre du Travail de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du dialogue social). Présenté comme la grande réforme sociale du quinquennat, la Compte personnel d’activité (CPA) doit permettre, à compter du 1er janvier 2017, de regrouper tous les droits des salariés (compte personnel de formation, prévention de la pénibilité, assure chômage…).

Notre position : La CFE-CGC est prête à accompagner la mise en œuvre du dispositif si celui-ci répond à un triple enjeu, à savoir sécuriser les parcours professionnels en garantir la continuité des droits sociaux ; offrir aux actifs l’opportunité d’évoluer dans leur carrière en favorisant les mobilités ascendantes ; et permettre aux salariés de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie privée. 

  • Transition énergétique, COP21 et croissance verte (sur l’insistance de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie).

A quelques semaines de la tenue, à Paris, du sommet mondial décisif sur le climat (du 30 novembre au 11 décembre), la transition énergétique et ses conséquences sur l’emploi fera l’objet d’importantes discussions entre les partenaires sociaux et le gouvernement. Des pans entiers de notre économie (bâtiment, transports, énergie…) sont en effet directement impactés par la loi sur la transition énergétique, adoptée fin juillet. Notre position : Désireuse de concilier transition économique, sociale et environnementale, la Confédération va porter un discours fort quant à la nécessité d’un dialogue social enrichi autour des enjeux écologiques et énergétiques. Sans oublier une réflexion globale sur la création de nouveaux métiers induits par ces mutations. Enfin, la CFE-CGC défendra tout particulièrement l’intégration de tous ces enjeux environnementaux à l’ensemble des cursus de la formation professionnelle. 

  • La Nouvelle France industrielle et la transformation numérique (présidée par Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique)

Au centre des débats, comme l’atteste le récent rapport de mission dirigée par Bruno Mettling, la transformation numérique constitue indiscutablement une opportunité pour la modernisation de l’économie et un tournant majeur pour les filières industrielles françaises. Politiques industrielles et financements, formations des salariés aux nouveaux outils de travail, développement des nouvelles formes de travail (à distance…) sont autant de discussions cruciales à mener. Notre position : Le sursaut de notre industrie est un des chevaux de bataille de la CFE-CGC depuis des années. La CFE-CGC en appelle donc au développement des investissements dédiés au numérique. Pro-active sur ces sujets, la CFE-CGC participe activement au Conseil National de l’Industrie. Les efforts doivent par ailleurs être soutenus par de nouveaux dispositifs fiscaux et une refonte des politiques d’allègements de cotisations sociales patronales. Surtout, il s’agit d’associer étroitement les salariés et les organisations syndicales à la réussite de cette transformation stratégique, en formant les salariés aux nouveaux métiers et aux nouvelles technologies. 

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