Denis Kessler, PDG emblématique du réassureur Scor, est aujourd’hui en position difficile. Après avoir brutalement repoussé une offre de rachat de son partenaire COVEA (qu’il traîne devant les tribunaux), il fait l’objet d’une attaque en règle du fonds militant CI-AM. La concentration des pouvoirs entre ses mains, ainsi que sa rémunération, sont au centre des débats. Cette situation inhabituelle dans le capitalisme français est-elle une réponse du berger à la bergère?
Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF devenu PDG du réassureur SCOR, se pensait intouchable. Quand l’un des actionnaires minoritaires de la SCOR a proposé un rachat de l’entreprise, Denis Kessler a rapidement et violemment écarté l’hypothèse d’un revers de la main.