Aujourd’hui 14 juin a lieu une assemblée générale particulièrement drolatique dans la groupusculaire institution de prévoyance appelée B2V Prévoyance, et gentiment surnommée B2V Prevoyanz en raison de son extrême dépendance à l’assureur allemand. L’événement mérite d’être brocardé avec toute l’amitié que nous portons à nos amis germanophones, amitié d’autant plus grande que la direction globale d’Allianz a eu le bon goût de ne pas demander à Jacques Richier et consors de porter un uniforme vert-de-gris pour venir travailler ou de se convertir à la gastronomie de la Wurst. En remerciement pour ces bonnes grâces, nous nous sommes donc sentis obligés d’évoquer quelques coulisses de l’affaire à la sauce vinaigrée.
Une institution de prévoyance très germanique
Fidèle à une tradition allemande toute en finesse et en subtilité, Allianz, en sponsorisant la création d’une institution de prévoyance destinée à « attaquer les branches », alors même que l’assureur déposait une question prioritaire de constitutionnalité contre les désignations, a mis les petits plats dans les grands. Sur le banc patronal de l’assemblée générale, composé de 30 membres, on ne compte pas moins de 28 salariés d’Allianz. Sur le banc salarial, on en compte une vingtaine. Voilà qui laisse peu de place à la contradiction et évite les risques de débordement par la gauche ou la droite.