Les remontées mécaniques et domaines skiables de France forment une petite branche d’activité qui peut compter sur un dialogue social bien institutionnalisé. Toutefois, les marges de manoeuvre dont disposent les employeurs sont de plus en plus limitées et les syndicats obtiennent donc plus difficilement des avancées sociales.
Une activité économique saisonnière
Rappelons-le pour les lecteurs qui seraient vraiment étourdis : en France, le ski est une activité hivernale, dont la saison s’étend de décembre à avril. Du moins théoriquement. En effet, il arrive régulièrement que la neige ne soit pas présente en abondance dans les domaines sur l’ensemble de la période. Cette année, les Alpes du Sud ont dû attendre l’or blanc jusqu’en janvier. Il est également très fréquent que tous les domaines ne soient pas logés à la même enseigne. Les domaines alpins réalisent près de 70 % du chiffre d’affaires du secteur. Ce dernier est donc marqué par une activité économique qui est non seulement saisonnière mais qui diffère également fortement d’un point de vue géographique.