Attention aux changements de règles sur l’ANI au 1er janvier 2016

L’Assemblée Nationale a confirmé, lors du débat sur la loi de financement de la sécurité sociale, la semaine dernière, les modifications au dispositif ANI prévues par l’article 22. En apparence, le texte est anodin, mais, en réalité, il change fortement la règle du jeu. 

Précisions sur le financement par l’employeur

Le texte prévoit de façon subliminale: 

Le septième alinéa est précédé par un : « III » et les mots : « cette couverture minimale » sont remplacés par les mots : « la couverture des salariés en matière de remboursement complémentaire des frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident » 

 

Cette petite précision constitue évidemment un manque à gagner certain pour les assureurs qui ont massivement vendu des contrats « panier ANI » financés à 50% par l’employeur et un contrat surcomplémentaire obligatoire financé par le salarié. Désormais, la loi oblige le contrat collectif et obligatoire à être financé dans sa totalité à 50% par l’employeur. 

On imagine assez facilement l’agacement des assureurs qui ont d’ores et déjà signé un contrat de nature différente… 

Précisions sur les salariés précaires

L’article 22 prévoit, pour le reste, une liberté de choix du salarié précaire. Celui-ci pourra arbitrer librement entre le contrat de l’entreprise (ou de la branche) et le chèque santé équivalent que l’emplyeur devra lui verser à la demande. Ce dispositif vise à éviter, pour les précaires, des résiliations successives de contrats. On notera que, sur pression de l’interim, des députés ont tenté d’instaurer un privilège en faveur du contrat de branche existant. Assez curieusement, la majorité parlementaire s’y est opposée.  

Assouplissement des contrôles URSSAF

L’article 11 a modifié le régime des contrôles URSSAF sur la santé et la prévoyance. Les pénalités sont désormais plafonnées et proportionnées aux manquements de l’employeur. Elles sont allégées en cas de défaut sur le formalisme du contrat. Toutefois, la charge de la preuve continue à peser sur l’employeur.  

Un amendement du gouvernement a prévu une notification motivée poste par poste. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par Thibault Bazin

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Gel des tarifs santé en 2026 : Stéphanie Rist répond à Charles de Courson

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

You May Also Like
Lire plus

Assureurs : un premier semestre 2026 porté par l’assurance-vie, sous les effets du climat

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) vient de livrer son panorama du premier semestre 2026. Le marché français de l’assurance y apparaît solide avec une collecte record en assurance-vie et une solvabilité renforcée. Mais deux signaux méritent qu’on s’y arrête : la facture climatique qui enfle et le décrochage des bancassureurs. ...

Les salaires évoluent dans la CCN de la production des eaux embouteillées

Un accord paru au BOCC remplace le précédent accord salarial dans la CCN des activités de production des eaux embouteillées (IDCC 1513). Il a été signé le 17 septembre par les organisations patronales MEMN, SBSA, SNBI et ABF ; ainsi que par les syndicats de salariés CFE-CGC agro, CFDT AGRI AGRO et FGTA-FO. Le texte met à jour les salaires minima conventionnels garantis pour un...