Generali vient de faire une annonce tonitruante sur l’assurance-vie: la fermeture de deux fonds en euros et la promotion de l’eurocroissance, avec une obligation d’investissement minimal en unités de compte. Cette décision devrait marquer le marché et ouvrir la voie à d’autres vocations. Les taux négatifs de la BCE épuisent les assureurs et les banquiers. La question de la rémunération de l’épargne est aujourd’hui au coeur des problématiques financières.
Comment rémunérer l’épargne monétaire quand la banque centrale impose des taux négatifs? Ce casse-tête évident pour un enfant de huit ans s’impose peu à peu aux esprits, et surtout aux institutions financières qui doivent contenter leurs clients nez au vent. Depuis plusieurs semaines, on sait quelle souffrance la politique de la banque centrale impose à la finance. Jusqu’ici, seules les banques avaient mis sur la table des plans de licenciement massifs (surtout en Allemagne, d’ailleurs), et les assureurs étaient passés entre les gouttes. Generali ouvre leur bal, et tout laisse à penser que l’assureur italien sera le premier d’une longue série.