Encore une histoire de cornecul dans le paritarisme de gestion! Nos lecteurs se souviennent des tribulations d’Arpège Prévoyance, institution alsacienne dont le conseil d’administration a souhaité quitter le giron d’AG2R il y a quelques semaines. Par mesure de rétorsion, André Renaudin a soutenu la création d’un conseil d’administration parallèle et rival des sécessionistes, pour empêcher l’opération. Dans ce feuilleton pathétique qui fait nos choux gras, AG2R vient d’ajouter un nouvel épisode digne d’un télénovelas brésilien.
Selon nos informations, une escouade dépêchée depuis Paris l’a rejouée, la semaine dernière, façon Strasbourg 1919 reprise aux Allemands. Les représentants de l’auguste autorité renaudinienne ont mis à pied sur le champ le directeur comptable et financier de l’institution, Denis Kleiber. L’opération rondement menée (dans le dos des sécessionistes) n’a laissé à personne le temps de se retourner.
Dans cette volonté de toute-puissance parisienne, AG2R semble ne pas avoir noté une petite particularité: Kleiber est le seul détenteur des habilitations à valider les flux financiers de l’institution. Dégagé à coup de pied botté de cuir aux fesses, le ci-devant Kleiber est donc parti avec le pouvoir de payer les assurés. Depuis cette remarquable décision renaudinienne digne d’éloges (nationales cela va sans dire), plus un sou ne sort d’Arpège… Voilà qui s’appelle gérer prudemment les institutions du groupe.