La crise liée au coronavirus a fait exploser l’activité partielle (aussi appelée chômage partiel) en 2020. Si tous les secteurs et tous les profils de salariés ont été touchés cette année-là, les données que vient de publier la Dares (accessibles en fin d’article) montrent des disparités qui signent une sorte de rééquilibrage. Les données recueillies pendant le 1er mois complet de confinement, en avril 2020, ont globalement été confirmées les mois suivants.
Le principe de l’activité partielle n’est pas né avec la crise et existe depuis bien des années, sous une forme modérée. En effet, la Dares rappelle qu’entre 2015 et 2019, la moyenne des salariés placés en activité partielle est de 38 000, essentiellement dans les secteurs industriels et les services marchands. Les salariés concernés sont alors des hommes à 74% qui sont le plus souvent ouvriers (68%). Mais la crise sanitaire et le confinement imposé par le gouvernement en mars 2020 ont fait exploser le recours à ce dispositif : plus de 8 millions de salariés étaient en activité partielle en avril et le nombre n’est jamais passé sous la barre du million (même entre juillet et septembre où il est tombé à 1 110 000 salariés). En décembre 2020, les salariés concernés étaient finalement 2 520 000.