La réforme de l’UNEDIC ou la terrible disparition de l’assurance dans la pensée sociale

Beaucoup ont ironisé en découvrant dans les Echos la semaine dernière un projet de réforme de l’assurance-chômage signé par l’ancien président de l’UNEDIC, devenu président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux. Alors que, depuis plusieurs années, le même président du MEDEF fait passer la consigne générale qu’il faut aider le soldat Macron et ne surtout pas le contrarier dans ses projets d’étatisation rampante de la protection sociale, son sursaut de défense du paritarisme a fait sourire. Mais le plus surprenant dans ce dossier de l’assurance chômage tient au parfait silence… des assureurs, qui auraient pourtant quelques remarques sérieuses à formuler sur la question. Et la défaite de la protection sociale tout entière est bien là : dans l’indifférence des assureurs qui pourraient apporter des réponses innovantes aux questions-clé du paritarisme et de son financement. Mais les assureurs eux-mêmes ont validé leur minorité dans ces questions…

Roux de Bézieux nous a bien diverti la semaine dernière avec le papier qu’il a signé (mais l’a-t-il lu ?) concernant le « big bang » de l’assurance-chômage. Il y propose de rendre aux partenaires sociaux ce qui leur appartient, et vice-versa pour la solidarité et l’Etat. Tel les carabiniers d’Offenbach, le Président du Medef a donc patiemment attendu que le gouvernement publie un décret réformant autoritairement l’assurance-chômage, après une négociation avortée où l’on n’a guère entendu de proposition révolutionnaire de l’organisation patronale concernée, pour proposer un big bang redonnant au paritarisme l’indépendance (relative) qu’il a connue dans ses belles années. 

Comment Roux de Bézieux a abandonné le paritarisme

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