Alors que la Mutuelle Générale fait aujourd’hui les titres de la presse économique et de la presse spécialisée au sujet de ses bons résultats et de ses projets de rapprochement avec d’autres institutions, quelques informations moins agréables nous sont parvenues à propos de sa dernière assemblée générale, qui s’est tenue le 8 juin dernier.
« Un moment fort de la démocratie mutualiste »
Comment mieux insister sur l’importance d’une assemblée générale mutualiste que la Mutuelle Générale le fait elle-même sur son compte Twitter ? Commentant sa propre AG annuelle, elle évoque « un moment fort de la démocratie mutualiste » et « un temps privilégié d’information et d’échanges avec nos adhérents ». Du point de vue des partisans de l’esprit mutualiste, l’AG distingue ainsi les mutuelles des assureurs privés, où les décisions seraient prises par de lointains actionnaires et cadres dirigeants, mais également des IP, où elles le seraient par des responsables syndicaux parfois guère moins lointains. Hélas pour Patrick Sagon, le président de la MG, si l’engagement démocratique est source de fierté, il peut aussi devenir une source de déboires. Le petit peuple ne vote en effet pas toujours comme escompté.