La généralisation imposée de la complémentaire santé ne fait pas que des heureux ni des vainqueurs: la compétition forcenée et la pression sur les prix a érôdé de nombreuses marges de fonctionnement. Face à l’obligation de répondre à un nombre grandissant de branches dotées d’un accord spécifique, les acteurs du marché ont eu tendance à limiter les pertes ou à optimiser leur activité en déployant trois types de stratégie que l’on retrouve, à un degré d’intensité ou à un autre, chez chaque assureur ou intermédiaire.
La stratégie générique à tout prix
Dans ce cas de figure, l’assureur développe un produit générique supposé être adapté à la totalité du marché. Souvent, cette offre générique est cible sur une taille d’entreprise privilégiée. On retrouve ici, en particulier, le produit TPE tant apprécié des assureurs et des courtiers grossistes, destiné à être vendu au kilomètre par les commerciaux lâchés sur les entreprises d’un secteur géographique donné. On retrouve ici les logiques de notre jeunesse, lorsque nous faisions du porte-à-porte dans des banlieues sordides pour payer nos études: il fallait alors quadriller un quartier dans l’espoir de ramener le maximum d’affaires.