Il y a quelques mois, la presse se faisait l’écho de soupçons de malversations concernant le régime de garanties de salaires, dit AGS – plus précisément, l’AGS est une association gérée par le patronat français et qui finance les indemnités de licenciement et les arriérés de salaire des entreprises qui y adhèrent et qui se trouvent en procédure de redressement ou liquidation judiciaire.
Dans cette configuration complexe, les partenaires sociaux ont convenu de la nécessité de renégocier la convention de gestion liant l’Unédic et l’AGS. Cette négociation, qui se tient actuellement, en est à sa troisième séance.
D’après nos informations, elle ne se déroule pas dans les meilleures conditions qui soient. En effet, alors que le Medef et la CPME entendent pérenniser la garantie financière apportée par l’Unédic à l’AGS, il faut croire qu’ils semblent bien plus réservés à l’idée d’instaurer une gouvernance paritaire pour l’AGS. S’il est vrai que cette volonté patronale peut paraître légitime – l’AGS est financée par une cotisation patronale – encore faut-il préciser que les représentants salariaux n’apparaissent pas tous convaincus par cette argumentation. D’une part, les récents déboires de l’institution ont quelque peu refroidi les esprits. D’autre part, certains négociateurs salariaux soulignent que la garantie financière de l’Unédic pourrait impliquer un droit de regard paritaire sur la gestion de l’AGS.