Dialogue social : l’étude qui souligne une perte de vitesse

Une analyse de la Dares (ministère du travail) relative au dialogue social dans les établissements en France vient d’être publiée. Elle dresse un portrait de la situation du dialogue social selon la taille des établissements et selon les types de négociations collectives. Le constat principal du document est le désintérêt grandissant des salariés pour les relations sociales, même si des initiatives existent toujours. 

 

Le dialogue social existerait-il sans obligation légale ?

Le document de la Dares indique que la négociation collective en entreprise est en grande partie due aux obligations prévues par la loi. En dehors des thèmes devant faire l’objet d’une négociation annuelle, il en existe peu qui sont vraiment discutés formellement. 

En effet, l’étude souligne que des discussions qui n’impliquant ni des salariés élus, ni des salariés désignés par des syndicats ont eu lieu dans 71% des établissements en France en 2016. Ce manque de formalisme semble favorable à une dynamique de dialogue entre salariés et employeurs en dehors du cadre officiel. 

 

Le marqueur de l’abandon progressif du dialogue social par les salariés

Depuis 2011 et jusqu’à 2017, le nombre de salariés ayant voté à des élections de représentants du personnel dans leur établissement a diminué de 6% pour tomber à 63%. Au-delà de l’aspect « négociation », le nombre de conflit sociaux semble aussi avoir diminué en 6 ans pour passer de 18% à 12% des établissements d’après les personnels de direction. 

Le manque d’envie des salariés de s’engager dans la voie du dialogue social prévu par les textes se retrouve aussi dans le faible de nombre de candidatures aux élections professionnelles dans les établissements en quête d’instance représentative. Le document de la Dares remarque qu’en 2017 près de la moitié des établissements qui n’ont pas d’instance représentative du personnel n’ont pas trouvé de salarié candidat aux élections. Certains représentants du personnel expliquent aussi ce désintérêt par le manque d’information sur l’exercice des fonctions, leur utilité, mais aussi par la peur de subir des pressions de la part de la direction. 

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