Nos lecteurs se souviennent sans doute des malheureux développements alsaciens auxquels à donné lieu la constitution de la SGAPS AG2R La Mondiale. Passés les premiers moments d’enthousiasme des indépendantistes de l’Est de la France, leur jeu semble peu à peu se compliquer.
D’après nos informations, lors de la dernière assemblée générale de Muta Santé, la décision a été prise de sortir du périmètre du groupe AG2R La Mondiale. Autrement dit, Muta Santé devrait reprendre son autonomie. Dans l’état actuel des choses, la trentaine de salariés de l’institution est, toutefois, encore employée par l’AG2R. « Une situation ubuesque », résume un proche du dossier. Surtout, du côté des salariés et des représentants du personnel, les interrogations se multiplient quant à la capacité de Muta Santé devenue indépendante de reprendre, dans un avenir proche tous les effectifs aux mêmes conditions. Il se murmure même, ici ou là, que la mutuelle n’aurait pas nécessairement les moyens du salaire de Stéphane Demuth, son directeur et ex-cadre dirigeant de l’AG2R.
Or, il semble bien que, dans l’immédiat, ce n’est pas l’IP Arpège Prévoyance qui va pouvoir aider Muta Santé à financer ce salaire. La partie des dirigeants de l’IP Arpège Prévoyance est en effet désormais complexe. Alors que les anciens administrateurs représentant les salariés ont été démis de leur mandat par les différentes confédérations dont ils proviennent, les réunions du conseil d’administration n’ont plus de légitimité juridique. La dernière réunion du CA de l’IP, qui avait toutes les chances d’être le lieu d’un débat proche de celui qui s’est tenu à Muta Santé, n’a donc pas pu avoir lieu. S’il est probable que tout ceci ne soit que partie remise, il faut pourtant préciser que l’organisation actuelle de la gouvernance des IP et GPS conduit Arpège à se trouver dans une impasse.