Le MEDEF limite la course à la présidence à quelques patrons parisiens

Le MEDEF tenait une assemblée générale statutaire hier. Son objet était de modifier un texte pourtant seulement vieux de 2015. Le nouveau texte devrait fortement réduire les possibilités de présenter sa candidature à la présidence. Un dispositif de contrôle se met en place qui permettra sans doute d’éviter l’émiettement du scrutin et l’étalage de divergences en public. Le mécanisme à l’oeuvre facilitera l’élection du candidat « préempté » par la machinerie patronale bien avant le scrutin. Reste à savoir si les objectifs proclamés de représentation patronale, notamment en région, permettront de calmer les grognes répétées de la province.

 

Le MEDEF fait peau neuve quelques mois seulement après une élection à la présidence dont tout le monde s’efforce de dire qu’elle n’a laissé aucune trace dans les esprits. Il n’en reste pas moins que, le jour du scrutin, en juillet 2018, Alexandre Saubot le métallurgiste était entré dans la salle de vote en étant convaincu de gagner, et qu’il s’est pris une méchante claque au moment du décompte des voix: il assistait, abasourdi et naïf, à la victoire de son rival grâce à des retournements de veste opérés dans les tout derniers jours de la campagne. Même si Geoffroy Roux de Bézieux lui a offert un poste permanent au comité exécutif, tous les adhérents du MEDEF ont subitement compris que même dans le monde patronal, il peut exister des « hold up » et des imprévus à la Macron. 

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