Les récents développements des dossiers frais de santé et prévoyance des travailleurs intérimaires du travail temporaire ont mis en lumière le fonctionnement particulier des relations sociales de la branche. Très impliquée dans les discussions avec les employeurs, l’USI-CGT signe pourtant rarement les accords qui découlent de ces débats.
La CGT au coeur des débats…
Comme le savent nos lecteurs, durant ces derniers mois, le travail temporaire a beaucoup fait parler de lui dans le milieu de la protection sociale paritaire. Après avoir signé en fanfare un accord frais de santé au début de l’été 2015, la branche a connu un certain nombre de difficultés dans le cadre de sa mise en oeuvre. Dans le cas de la prévoyance, les partenaires sociaux ont revu à deux reprises le régime, à quelques mois d’intervalle. Et pour cause : après avoir reconduit les mesures visant à épuiser les réserves, ils ont fait face à une résiliation du contrat par Réunica et ils ont finalement dû consentir à une révision à la hausse des cotisations. A chaque fois, l’USI-CGT, première organisation de la branche (33 %), a joué un rôle essentiel dans les débats.