Ces 5 nouvelles recommandations provisoires de la HAS concernant la téléconsultation

De nouvelles recommandations provisoires concernant la téléconsultation et le télésoin viennent d’être émises par la Haute autorité de santé (HAS). Celle-ci répond à une demande de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle accompagne ses recommandations d’une consultation publique ouverte jusqu’au 22 janvier 2024.

Les travaux de la HAS portent précisément sur les lieux et conditions d’environnement pour la réalisation d’une téléconsultation ou d’un télésoin. Ainsi, les retours obtenus lors de la consultation publique permettront à l’autorité de moduler ses récentes recommandations. Ces dernières « s’inscrivent dans le contexte de déploiement des prises en charge à distance, ayant pour objectif de favoriser l’accès aux soins […] dans des lieux et dans un environnement préservant leur qualité ».

Les 5 recommandations s’inscrivent dans les 3 axes suivants : assurer la qualité et la sécurité des soins d’abord, favoriser l’accès aux soins ensuite, préserver les ressources médicales et soignantes en évitant toute dérive commerciale enfin.

Pour sa première recommandation, la HAS propose de réguler l’équipement en téléconsultation ou en télésoin à l’échelle du territoire. L’équipement doit répondre à un besoin identifié, être implanté en concertation avec les acteurs de l’offre de soins déjà implantée sur le territoire. Cette implantation ne doit pas être guidée par la seule logique commerciale.

La deuxième recommandation porte sur le lieu d’implantation. L’équipement devrait garantir l’accessibilité et la qualité des soins. Pour cela, la HAS indique notamment que le lieu choisi doit être accessible à toute personne et doit être dédié exclusivement à la téléconsultation ou au télésoin. Si cela n’est pas le cas, l’équipement doit être situé dans une zone distincte de celle où d’autres activités ont éventuellement lieu. Une salle d’attente doit être prévue et dépourvue de toute activité commerciale, publicitaire ou promotionnelle. Par ailleurs, le local de téléconsultation ou de télésoin doit répondre à de nombreux critères (silencieux, bien éclairé etc…) garantissant la qualité d’accueil de chaque patient.

La troisième recommandation concerne les conditions matérielles et environnementales. La HAS demande une qualité minimale de la vidéotransmission tout comme un équipement systématiquement opérationnel. Cela implique qu’une personne responsable formée (potentiellement un professionnel de santé) soit présente sur place pour veiller au bon fonctionnement du matériel. Cela induit aussi une mise à disposition de la documentation nécessaire par la société qui fournit le matériel.

La quatrième recommandation vise les intervenants de la téléconsultation ou du télésoin. La HAS demande une présentation adaptée aussi bien de la part du professionnel de santé que du patient. Le professionnel doit également tout faire pour que la communication se fasse bien en tenant compte de nombreux éléments liés à l’échange par écran interposé.

Enfin, la cinquième recommandation soumet la téléconsultation ou le télésoin à un accompagnement du patient. Celui-ci ne devrait pouvoir accéder à ce type de prestation que par un rendez-vous préalable selon la HAS. Une cartographie des équipements présents sur le territoire devrait même être créée et tenue à jour pour faciliter cette prise de rendez-vous.

Retrouvez toutes les recommandations provisoires ci-après :

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

You May Also Like

Kereis lance une offre santé pour les TPE et PME

Ce communiqué a été publié par Kereis. Kereis, acteur majeur de la prévoyance et de la santé en France et en Europe, franchit une nouvelle étape dans la santé collective. Le courtier grossiste du groupe, Kereis Solutions, s’ouvre à un nouveau segment en lançant « Solutions Santé Entreprises », une formule qui s’adresse aux TPE et PME jusqu’à 100 salariés, gérée en interne et distribuée par ses partenaires courtiers. Avec ce lancement, le groupe Kereis...

Agrica lance sa nouvelle identité visuelle

Ce communiqué a été diffusé par Agrica. Nouvelle identité, nouveau site et nouveaux services : nous poursuivons notre transformation qui place nos clients - entreprises, salariés et retraités - au cœur de notre stratégie et de nos actions. On vous en dit plus ! ...
Lire plus

La PSC hospitalière encore reportée d’un an à 2028

Alors que la mise en place de la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) hospitalière devait s'appliquer le 1er janvier 2026 au lancement de la réforme, le gouvernement a acté un nouveau report d'un an supplémentaire. Finalement c'est le 1er janvier 2028, et non le 1er janvier 2027, que le personnel des hôpitaux et EHPAD publics devraient avoir une couverture santé. Ce report qui permet de limiter la hausse du budget de la sécurité sociale qui sera bientôt...

Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent désormais prescrire 58 types de produits de santé

Un arrêté du 14 septembre 2026 fixe une nouvelle liste des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire à leurs patients. Les types de produits listés sont ceux qui peuvent être prescrits et ne concernent pas les produits et matériels utilisés pendant la séance (sauf si le médecin en décide autrement). L'arrêté contient désormais pas moins de 58 produits de santé différents alors qu'auparavant la liste n'en proposait que...