Les quelque 145 000 salariés de la branche des industries électriques et gazières disposent d’un régime santé de base spécifique, géré par la CAMIEG. Pas tout à fait désargenté, ce régime se trouve disposer de réserves qui dépassent les 100 millions d’euros pour la partie « actifs ». En ces temps de disette budgétaire, ce matelas confortable aiguise divers appétits, du côté des représentants de la profession et des pouvoirs publics.
Et pour quelques dollars de plus
C’est une malheureuse affaire de cotisation au régime santé de base qui a relancé le débat des réserves de la CAMIEG. Alors qu’entre le 1er avril 2017 et le 31 décembre 2017, le taux de cotisation des salariés était de 0,66 %, il est passé à 0,72 % au 1er janvier 2018 – et de 1,24 % à 1,35 % pour les employeurs. Pour les salariés, cette évolution a signifié une augmentation de la cotisation de 1,66 euro par mois. S’il est vrai que cette hausse n’est pas la mer à boire, elle n’en a pas moins conduit un certain nombre d’assurés à demander des explications à leur employeur.