Déligitimé par la fin des clauses de désignation, affaibli par le départ d’une quinzaine de compagnies et mis au défi d’un changement d’opérateur, le régime de prévoyance professionnelle de l’assurance vit des heures difficiles. Sa survie est en jeu. Bien conscients du problème, les représentants patronaux et salariaux de la branche discutent actuellement d’une évolution de ses paramètres.
Restructurer la cotisation ?
Du point de vue de la fédération française de l’assurance (FFA), la meilleure solution d’éviter que d’autres compagnies d’assurance sortent du régime mutualisé – notamment parmi celles qui pratiquent des salaires supérieurs à la moyenne – est de revenir sur la structure même de la cotisation. Jusqu’à présent établie selon un pourcentage du salaire, différent selon le niveau dudit salaire, elle devrait désormais, selon la FFA, être fixée de manière forfaitaire. Si les représentants des salariés n’ont, globalement, pas vraiment vu cette proposition d’un bon oeil, elle a toutefois de sérieuses chances d’être mise en oeuvre. La situation du RPP est en effet telle que les organisations salariales modérées, largement majoritaires dans la branche, devraient finir par accepter le principe défendu par l’organisation patronale.