La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) diffuse sa nouvelle étude consacrée au poids des mesures de solidarité dans les prestations de retraites versées en France. L’étude, réalisée à partir des données recueillies en 2020, montre que la solidarité est un élément crucial du système et représente 20,5% des dépenses de retraites de droit direct. Cette place tend toutefois à reculer petit à petit (la solidarité directe représentait 22,4% des dépenses en 2016) et toutes les populations ne sont évidemment pas affectées de la même façon.

La Drees propose un état des lieux très instructif de la place de la solidarité pour l’ensemble des retraités (le document est entièrement reproduit en fin d’article) mais également en fonction des populations bénéficiaires. Nous allons voir que si les mesures de solidarité ont un coût certain, tout le monde n’en bénéficie pas la même façon. Notons que le service statistique du ministère de la santé met l’accent sur les limites méthodologiques et les améliorations possibles de l’analyse en l’élargissant à d’autres données. Il n’en demeure pas moins que cette étude permet de faire un bilan d’étape utile de tout un pan des retraites en France.
Bon à savoir : les dispositifs de solidarité pris en compte pour l'étude de la Drees sont divers. Le premier est le mécanisme de départ anticipé à la retraite. Le deuxième porte sur les majorations directes de la pension de retraite (incluant les minima de pensions). Le troisième concerne l'attribution de droits à la retraite à titre "gratuit (en cas de parentalité par exemple). Le quatrième vise la liquidation à taux plein en cas d'invalidité ou d'inaptitude. Il est important de préciser que le minimum vieillesse et les pensions de réversion ne sont pas comptabilisées comme des retraites de droit direct.