Dans l’enseignement privé, plus encore que dans bien d’autres secteurs d’activité, le chantier des regroupements conventionnels promet d’être complexe. Certaines organisations d’employeurs ont décidé de se mettre au travail, en proposant un schéma général du futur paysage conventionnel. Ces orientations donnent lieu à de surprenantes passes d’armes.
Le patronat contre le « privé hors contrat »
En décembre 2015, trois organisations professionnelles de l’enseignement privé : la FNOGEC, l’AEUIC (Universités et Instituts Catholiques) et la FESIC, ont créé la confédération de l’enseignement privé à but non lucratif (CEPNL). Les observateurs du petit monde de l’enseignement privé n’ont pas manqué de relever que l’isolement croissant de la FNEP était bien matérialisé par son absence de la nouvelle organisation. En outre, dans une secteur où le paysage conventionnel ressemble de très près au paysage patronal, le rapprochement de la FNOGEC, de l’AEUIC et de la FESIC a évidemment été interprété comme une prise de position des employeurs sur le dossier des fusions de branches.