Très impliquée dans la généralisation de la complémentaire santé, la mutualité est au coeur de l’actualité sociale. En matière de dialogue social en revanche, la branche se fait bien plus discrète. Il faut dire que depuis quelques mois, les motifs de désaccords paritaires profonds se multiplient, sur des sujets aussi essentiels que l’emploi ou les salaires.
L’emploi sous pression
Dans le domaine de l’emploi, la CGT, deuxième organisation syndicale de la branche (28 %), tire la sonnette d’alarme. Après le Grand Conseil de la Mutualité, qui a connu plusieurs plans sociaux ces dernières années, c’est actuellement au tour d’Apréva RM de « préparer au pire » : « un plan social pour 34 salariés ». Parallèlement à cela, la MGEFI prévoirait elle aussi la suppression de 65 postes – sur un total de 209 salariés. Elle se justifie en invoquant une recherche de « compétitivité », afin d’assurer ses positions en vue de la prochaine campagne de référencement (voir ici et ici). Pour la CGT, c’est « inadmissible », dans la mesure où « il existe depuis 2009 une démarche GPEC de branche avec des outils d’accompagnement mis à disposition des entreprises ».