Avant la pause estivale, nous évoquions la manière, quelque peu problématique, dont les pouvoirs publics ont tendance à gérer le régime de complémentaire santé des industries électriques et gazières (IEG).
Organisant ce régime de telle sorte qu’il soit structurellement excédentaire, l’Etat a tendance à considérer ses réserves comme pouvant être ponctionnées si nécessaire – et l’état des comptes publics étant généralement ce qu’il est en France, le besoin ne manque jamais de se faire ressentir. Dans la mesure où les réserves du régime frais de santé de la branche présentent actuellement un solde de plus de 400 millions d’euros, l’Etat a fait savoir il y a quelques mois aux représentants de la branche qu’il allait s’en approprier une fraction.
Le montant de la ponction étatique est aujourd’hui connu : il atteint 175 millions d’euros. 40 millions proviendront du régime des actifs et 135 millions du régime des retraités. Si les représentants des salariés ont unanimement dénoncé cette décision, elle sera néanmoins mise en œuvre par les pouvoirs publics.