Le secteur du verre est actuellement couvert par cinq conventions collectives : le verre mécanique (20000 salariés), la miroiterie (13000 salariés), la cristallerie et le verre à la main (4000 salariés), l’union des métiers du verre (UMV, 4000 salariés) et le vitrail (500 salariés). Cette dispersion appelle inévitablement des fusions de branches.
Vers une unification (très) progressive
Dans le verre, les partenaires sociaux se sont tôt saisis de l’enjeu des fusions de branches. « Nous tenions à prendre les devants » se justifie la FCE-CFDT, qui précise : « Depuis un peu moins d’un an, des réunions intersyndicales ont lieu régulièrement, ainsi que des réunions officieuses avec les représentants des employeurs ». Ces réunions ont notamment permis de dégager un relatif consensus autour de la fusion de la cristallerie, de l’union des métiers du verre et du vitrail. « Nous venons d’avoir une paritaire dans la cristallerie et l’UMV en prévoit une avant janvier » détaille le négociateur de la CFDT. Si le vitrail n’a pas encore fixé de date, cette première étape de fusions des petites branches se concrétisera dans « un an ou deux tout au plus ».