Protection sociale paritaire : l’étatisation se précise un peu plus

Hier, Les Echos sont revenus sur la proposition de loi organique du député Thomas Mesnier, par ailleurs rapporteur général de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale, relative à la révision du processus d’élaboration, d’adoption et de suivi des lois de financement de la Sécurité sociale.

A première vue, cette proposition de loi vise à réaffirmer la place du Parlement dans ce processus – très largement contrôlé, il est vrai, par l’exécutif. Le quotidien économique montre que le député entend profiter de son entreprise législative pour étendre le périmètre de la loi de financement de la Sécurité sociale, à des régimes de protection sociale qui en sont aujourd’hui exclus, comme ceux de l’AGIRC-ARRCO ou de l’assurance-chômage. 

Cette volonté publique n’étonnera guère les acteurs et observateurs du monde de la protection sociale paritaire, dans la mesure où elle régulièrement mise en scène, ces dernières années, par les responsables politico-administratifs de l’Etat. Elle est d’ailleurs aujourd’hui appuyée par la reprise en main étatique de la définition des paramètres de l’assurance-chômage – à la faveur de sa dernière réforme – et par l’organisation du transfert à l’ACOSS du recouvrement des cotisations AGIRC-ARRCO. 

Permise par la difficulté des partenaires sociaux à faire vivre leur autonomie d’organisation et de gestion des institutions paritaires de protection sociale, l’étatisation de ces dernières apparaît aujourd’hui être une perspective probable. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et contrats responsables

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #9 : catégories objectives agréées (et autres sujets CCN)

You May Also Like
Lire plus

Après le gouvernement et l’Igas, c’est l’Assurance maladie qui exige des efforts supplémentaires des Ocam

Dans son rapport Charges et produits pour 2027, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) formule 40 propositions pour dégager 3,9 Md€ d'économies l'année prochaine. Une section entière est consacrée au "renforcement de l'articulation" avec les complémentaires santé. Derrière cette expression neutre se trouvent des exigences très concrètes adressées aux organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) : cofinancer la prévention, partager leurs données, sécuriser la facturation et créer un contrat...