Regroupant environ 3500 entreprises qui emploient près de 120 000 salariés, la plasturgie est une branche d’activité relativement importante. Au grand dam des représentants de salariés, notamment de la CFDT, elle n’est pourtant couverte par aucun régime frais de santé. Si l’on en croit nos information, cette situation devrait prochainement évoluer.
A l’occasion de la dernière réunion paritaire de l’année 2017, les représentants patronaux de la fédération de la plasturgie et des composites (87,5 % de représentativité), ainsi que ceux de Plastalliance (12,5 %), ont en effet annoncé l’ouverture, dès le début de l’année 2018, d’une négociation devant aboutir à la création d’un régime frais de santé de branche. La CFDT, première organisation salariale dans la branche s’en félicite, insistant sur le fait qu’elle revendiquait une telle discussion depuis « cinq ans » maintenant.
Après une négociation salariale relativement réussie : 1,1 % d’augmentation des minima et 1,3 % pour les trois premiers coefficients, la plasturgie, avec le lancement de cette négociation frais de santé, semble donc vouloir renouer avec un dialogue social fructueux. Reste désormais à savoir si la CGT et FO, majoritaires à elles deux et sur des positions contestataires, accepteront de jouer le jeu initié par les représentants des employeurs et la CFDT.