En 2014, parallèlement à la négociation relative à la complémentaire santé, les partenaires sociaux de la grande branche des industries chimiques ont commencé à discuter de prévoyance lourde. Si certains syndicats, notamment la CFDT et la CFTC, ont d’emblée prêté une oreille attentive aux propos de la chambre patronale, l’UIC, d’autres, comme FO ou la CGT, n’ont en revanche guère été emballées, estimant que d’autres sujets étaient prioritaires, comme les salaires ou la refonte de la CCN.
Au moment de se lancer dans la réécriture de la CCN, au milieu de l’année 2015, l’UIC a pu être tentée de mettre en avant l’éventualité d’un accord prévoyance de branche afin d’obtenir une attitude d’ouverture de l’ensemble des syndicats. Ce pari semble bel et bien perdu. Les difficultés rencontrées par les partenaires sociaux dans le cadre de la renégociation de la CCN les conduisent à y consacrer toute leur énergie. En outre, le dialogue social de branche est perturbé par la mobilisation contre la loi Travail.
La prévoyance ne fait donc pas partie des priorités paritaires actuelles, y compris du côté de l’UIC et de ses interlocuteurs syndicaux privilégiés. « Il faudra attendre 2017 pour évoquer de nouveau ce sujet », tranche-t-on du côté de l’UIC, avant de conclure : « Enfin, peut-être… » En somme, dans la chimie, les régimes prévoyance d’entreprises ont encore de beaux jours devant eux.