Le notariat, qui emploie près de 50000 salariés, est déjà couvert par des régimes santé et prévoyance. Dans la mesure où la branche se caractérise par un dialogue social relativement dynamique, les partenaires sociaux ont convenu, depuis le début de l’année, de s’engager dans une négociation relative à l’intéressement.
Au départ, c’est la CFTC qui a demandé l’ouverture d’une discussion sur la participation et l’intéressement pour les offices comptant moins de 50 salariés – soit la quasi-totalité des offices notariaux. Le CSN, la chambre patronale, a préféré recentrer les échanges sur l’intéressement, rappelant que les offices de plus de 50 salariés sont tenus d’organiser des dispositifs de participation pour leurs salariés. Les représentants des salariés ont accepté cette restriction.
La négociation débute seulement mais FO et la CGT, respectivement première et deuxième organisations salariales, ont fait part de leurs « réserves » au sujet de l’intéressement. Elles craignent notamment que la mise en place de plans d’épargne salariale se fasse au détriment de la progression des salaires. Plus favorable à l’intéressement, la CFE-CGC n’en a pas moins émis la même réserve. La CFDT, en revanche, est tout à fait enthousiaste à l’idée de la généralisation progressive de l’épargne salariale au niveau de la branche.