La rivalité entre le MEDEF et la CPME entame une phase nouvelle qui, à ce stade, ne montre pas encore ses effets, mais pourrait avoir des conséquences importantes dans les semaines à venir. Le MEDEF semble traversé par une crise interne qui fait suite à ses étranges prises de position en matière de retraite (et singulièrement sur la disparition de l’AGIRC-ARRCO, qui ne semble guère l’avoir occupé). Pendant ce temps, la CPME continue à faire entendre sa différence et « marque des points » dans le paysage paritaire.
Le MEDEF connaît quelques événements malheureux ces derniers jours, qui clôturent un cycle de près de 10 ans entamé par Laurence Parisot. Comme l’a indiqué le Canard Enchaîné de la semaine dernière, le directeur général du mouvement patronal, Michel Guilbaud, a été remercié, après 9 ans de bons et loyaux services. Selon l’hebdomadaire, d’autres départs sont annoncés à un moment sensible pour le MEDEF tout entier. La même semaine, le président de la CPME, François Asselin, publiait une tribune dans l’Opinion qui marquait toute sa différence avec l’approche très loyaliste de Roux de Bézieux sur la réforme des retraites.