Un mois avant l’élection du nouveau président de l’UIMM, BI&T évaluait les chances respectives des différents candidats, en fonction de leurs caractéristiques sociales. Le choix d’Alexandre Saubot, cohérent avec l’histoire de l’UIMM, conforte la principale fédération dans son rôle de partenaire patronal privilégié des pouvoirs publics.
Un partenariat public-privé très routinisé
L’UIMM est souvent décrite comme un « Etat dans l’Etat » au sein du patronat français : se revendiquant l’héritière d’organisations professionnelles parmi les plus anciennes, elle dispose de ressources financières et humaines considérables qui lui permettent de jouer les premiers rôles au sein du MEDEF et de la CGPME. En particulier, cette domination s’appuie sur les relations que la Métallurgie entretient avec l’Etat. Elle fait partie des rares organisations d’employeurs où les postulants aux responsabilités peuvent considérer comme un atout leur passage par des institutions publiques. A cet égard, le résultat du récent scrutin présidentiel ne fait que s’inscrire dans la lignée de l’élection d’un Arnaud Leenhardt, d’un Daniel Dewavrin ou encore d’un Frédéric Saint-Geours.