L’U2P revendique la reconnaissance du travail des conjointes dans les entreprises de proximité

Cette publication provient du site de l’organisation d’employeurs U2P.

C’est une anomalie qui se perpétue en silence mais à laquelle nous devons impérativement mettre un terme. La France compte 2,3 millions d’entreprises de l’artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales. Dans un quart de ces entreprises de proximité, le conjoint du chef d’entreprise, une femme dans la majorité des cas, travaille de manière régulière dans l’entreprise. 

Or, parmi ces conjoints travaillant dans l’entreprise, près d’un tiers (28%) n’ont pas de statut. Ni conjoint salarié, ni conjoint collaborateur, ni conjoint associé, leur travail n’est pas reconnu et ils ne se constituent aucun droit ni aucune protection sociale. Cette situation n’est pas forcément voulue, elle peut résulter d’une simple méconnaissance du chef d’entreprise vis-à-vis de ces différents statuts qui ne bénéficient pas d’une communication suffisante. 

En revanche elle peut avoir des conséquences dramatiques pour le conjoint qui pourrait se retrouver sans ressources, sans droits à la retraite en cas de séparation du couple. 

C’est la raison pour laquelle l’U2P préconise la mise en place d’un statut par défaut, celui de conjoint collaborateur, lors de la création de l’entreprise. Le chef d’entreprise aura la possibilité d’opter pour un autre choix mais la situation n’appartiendra plus au hasard. 

J’en ai fait la demande au ministre de l’Economie et des Finances dans le cadre de la préparation du projet de loi PACTE. Je la ferai également auprès de la représentation nationale. En apparence éloignée des sujets liés au développement des entreprises, l’affaire est en effet loin d’être anecdotique. 

La mixité et l’investissement du couple dans l’entreprise sont dans l’ADN de beaucoup de nos entreprises artisanales, commerciales et libérales et contribuent à leur réussite. C’est pourquoi nous devons définitivement sécuriser la place du conjoint dans l’entreprise. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

Piratage d'Almerys : Nathalie Goulet interroge Stéphanie Rist

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

You May Also Like

4,68% de salariés absents en 2025 : la hausse continue selon Apicil

Ce communiqué a été publié par Apicil. Le Groupe APICIL, en collaboration avec le Groupe JLO, publie les résultats de la 5e édition de son Observatoire des arrêts de travail e taux d’absentéisme atteint 4,68% en 2025 contre 4,41% en 2024 (+0,27 point), dépassant ainsi son niveau historique de 2022 (4,61%). Cette hausse provient essentiellement de l'augmentation de la part des arrêts de plus de 90 jours (+0,21...

Avis d’extension de l’accord relatif à la constitution d’une CPNEFP des entreprises des activités hippiques

La ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, envisage d’étendre, par avis publié le 24 septembre 2026, les dispositions de l'accord du 9 juin 2026 relatif à la constitution d'une CPNEFP des entreprises des activités hippiques, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des personnels des activités hippiques du 16 novembre 2023 ...

Avis d’extension d’un avenant dans la production agricole et les ETARF de Charente-Maritime

La ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, envisage d’étendre, par avis publié le 24 septembre 2026, les dispositions de l'avenant n° 11 du 4 décembre 2025 à l'accord collectif départemental de l'exploitation agricole de polyculture, d'élevage, de culture et d'élevages spécialisés, de viticulture et des coopératives d'utilisation de matériel agricole et entreprises de travaux agricoles et...