On lira avec intérêt l’interview de Bernard Spitz dans Paris-Match où quelques coulisses de la loi santé sont dévoilées.
Le président de la FFSA y déplore les insuffisances de la loi, qui « recèle plusieurs failles importantes puisqu’elle ne traite pas les problèmes de financement de la Sécurité sociale et que la prévention se trouve sacrifiée ». Bernard Spitz ajoute, concernant le droit à l’oubli pour les victimes du cancer: « ce progrès a été voulu et conçu par l’ensemble des acteurs de la santé et les associations de malades – la loi ne s’est greffée là-dessus qu’au dernier moment… »
Bernard Spitz déplore également les insuffisances de la loi en matière d’accès aux données de santé: « les réticences de l’Etat à produire des statistiques sur les données de santé – indispensables pour que les assureurs puissent bien mutualiser les risques – bloquent l’extension de ce dispositif aux autres pathologies et la diminution des primes qui irait avec. »