L’assurance-maladie devrait réaliser de substantielles économies à court terme grâce au déremboursement des prestations pour les non-vaccinés. C’est en soi une question qui n’est pas dénuée d’intérêt, car elle interroge sur le volume du marché que ces non-vaccinés représentent désormais pour des assureurs alternatifs. Rien n’exclurait, par exemple, qu’un assureur santé décide de rembourser tout ou partie des tests déremboursés par la sécurité sociale.

L’assurance-maladie ne rembourse plus, depuis le 15 octobre, les tests des non-vaccinés adultes, sujet qui fait actuellement l’objet d’un contentieux d’annulation devant le Conseil d’Etat. Sans préjugé de ce que sera la décision de la cour souveraine, on peut au moins constater que le gouvernement, et le législateur dans son sillage, n’hésitent désormais plus à introduire des discriminations dans les remboursements des assurés sociaux, ce qui ouvre de vraies parts de marché nouvelles pour les assureurs santé.
Il n’est pas inintéressant de tenter une valorisation de ce marché potentiel, en reprenant de façon très simple les éléments factuels dont nous disposons.