La ministre Buzyn entame son oeuvre de déminage, après avoir annoncé pour la mi-septembre le plan de réforme du secteur hospitalier. Les premières lignes de ce projet commencent à être connues. Dans la pratique, en dehors d’une remise en cause de la tarification à l’activité (ce qui n’est pas rien), l’hôpital public devrait peu évoluer. Les médecins de ville risquent en revanche de faire les frais de l’opération, notamment destinée à désengorger les services d’urgence.
Beaucoup de patients sont aujourd’hui familiarisés avec l’image d’un hôpital public qui ressemble plus à l’infirmerie d’une armée en campagne pendant une bataille qu’à un service proche de ce que les feuilletons américains donnent régulièrement en spectacle. L’engorgement des urgences fait partie du paysage, jusqu’à devenir une image d’Épinal, et c’est aussi pour sortir de cette caricature que le plan de transformation de l’hôpital devrait être conçu.
Dans la pratique, les premières annonces d’Agnès Buzyn permettent de savoir ce que le plan prévoira, et ce qu’il ne prévoira pas.