Les mauvais combats de la CGT Culture

La CGT Culture a publié hier un étrange communiqué, destiné aux seuls fonctionnaires de la rue de Valois, soigneusement dissimulé au grand public. Ce texte apportait un soutien assez inattendu à Agnès Saal, ancienne présidente de l’INA, proche d’Aurélie Filipetti et détentrice de dossiers gênants, notamment sur son prédécesseur à l’INA, Mathieu Galet, désormais président de Radio France. Chacun se rappelle qu’Agnès Saal a dû démissionner après des révélations gênantes sur ses frais de déplacement, qui lui valent une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics.  

La CGT Culture a donc discrètement annoncé qu’elle serait attentive à ce qu’aucune mesure disproportionnée ne soit prise à l’encontre de l’intéressée, connue pour ses «grandes qualités professionnelles, sa capacité de travail et son respect de la parole donnée». 

Ce soutien ne manque pas de surprendre, sauf si l’on se souvient de la porosité entre l’équipe Filipetti et les combats de la CGT, notamment sur les intermittents du spectacle, mais pas que… Rappelons que, après la signature de la convention assurance chômage dégradant l’indemnisation des intermittents, Aurélie Filipetti avait pris une position très critique. Les renvois d’ascenseur sont toujours prudents dans ce milieu, surtout dans une CGT qui sort d’une crise liée aux dépenses personnelles de son secrétaire général.  

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