Les défauts de conception du dialogue social des bureaux d’études et des sociétés de conseil

Les bureaux d’études techniques et les sociétés de conseil emploient plus de 750000 salariés : ils forment l’une des branches d’activité les plus importantes de France. Bien qu’elle véhicule l’image d’un secteur économique prospère et à haute valeur ajoutée, elle est marquée par un dialogue social compliqué et de moins en moins fructueux.  

Un paysage social fragmenté

Les cabinets d’études et les sociétés de conseil mettent en valeur les métiers « à haute valeur ajoutée » qu’ils proposent. Dans un contexte national marqué par la stagnation économique, ils se veulent « moteurs de croissance » en favorisant l’émergence d’une « économie de l’intelligence ». De fait, dans l’ensemble, depuis le début de la décennie 2010, les résultats économiques du secteur sont meilleurs qu’ailleurs. Dans le domaine de l’emploi, ceci se traduit par une progression constante des effectifs. Plus encore, la branche compte près de 60 % de cadres et affiche un revenu mensuel moyen d’environ 2900 euros. Dans un contexte national marqué par la morosité économique, ces données révèlent une relative prospérité du secteur. 

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