Le risque épidémique, par son ampleur et le volume de ses sinistres, dépasse désormais les capacités des assureurs. Alors que la profession s’est laissé cornériser sur le sujet épineux des pertes d’exploitation liées au confinement, dans un silence ahurissant de la FFA, à peine brisé par une tribune de Florence Lustman, Thomas Buberl, le PDG d’Axa, a proposé une mutualisation du risque avec l’État. Cette solution entre en concurrence avec la proposition de loi déposée au Sénat sur le sujet, qui repose sur un autre modèle.
Face à la rémanence prévisible d’un risque épidémique, la profession est restée coite, manifestement incapable de proposer aux pouvoirs publics une intervention supérieure à 200 millions € dans un fonds de solidarité. Comme toujours, le manque d’imagination et d’empathie condamne rapidement à l’élémosyne, sans vraie possibilité de sortir de cette impasse.