Le bâtiment fait partie, avec l’agriculture et la métallurgie, des secteurs dont les salariés sont couverts par un grand nombre de conventions collectives, notamment locales. Le bâtiment est par conséquent particulièrement concerné par l’enjeu des fusions de branches. En pleines négociations à ce sujet, il devrait connaître son unification conventionnelle d’ici à la fin de l’année.
Suppression des conventions locales
Dans le bâtiment, le statut des cadres et ETAM est déjà régi par deux CCN spécifiques. En revanche, du côté des ouvriers, s’il existe bien la CCN s’appliquant aux entreprises de moins de dix salariés et celle s’appliquant aux entreprises de plus de dix salariés, il existe également plus d’une soixantaine de conventions collectives locales, c’est-à-dire départementales ou régionales. Dans ces conditions, la restructuration conventionnelle du bâtiment consiste en la supression de l’ensemble de ces conventions collectives locales existantes et en leur fusion aux deux CCN ouvriers. Le négociateur CFDT pour le bâtiment précise que ce vaste chantier a été lancé au tout début de l’année et qu’il devrait s’achever à la fin de l’année. Très rapide, si l’on pense à l’unification conventionnelle de la métallurgie.