Le changement climatique va impacter de plus en plus lourdement l’activité des professionnels de l’assurance dans les prochaines années. Que cela soit au niveau des risques naturels (catastrophes naturelles, montée des eaux, sécheresse…) ou sanitaires (pandémies, pollution…), les contrats des assureurs devront forcément s’adapter. Une quinzaine de groupes d’assurance vient justement de participer avec 9 groupes bancaires au premier exercice pilote climatique mené par l’ACPR. Les résultats de cet exercice, tout juste publiés par l’autorité de contrôle, mettent en avant les premiers enseignements à tirer de ces travaux qui anticipent les risques à venir d’ici 2050.
Les organismes d’assurance (dont la liste est disponible en fin d’article) ont du souci à se faire pour leur modèle actuel. En effet, pour mener ces premiers travaux prospectifs, les assureurs participants sont restés sur un modèle de maintien du ratio S/P constant dans le temps, sans modifier leur stratégie de souscription. Par conséquent, les simulations qui en découlent aboutissent à une explosion des primes et un écart de protection significatif.