La réaction syndicale à l’attentat contre Charlie Hebdo

L’attentat contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à la douleur duque nous nous associons, a suscité une vague d’indignation et d’émotion qui n’a pas épargné les organisations syndicales. L’ensemble de celles-ci a manifesté sa solidarité dans l’émotion.  

L’UNSA, première à réagir

L’UNSA est probablement la première confédération à avoir réagi à l’attentat. Dès 14h15, le syndicat publiait un communiqué demandant de, « au-delà de l’indignation et de l’horreur, ne pas céder aux visées terroristes ». L’UNSA a souligné la mort des fonctionnaires de police: « Elle s’incline devant la mémoire des victimes, dont celle des deux fonctionnaires de police qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs missions, et assure de sa sympathie toutes les familles dans la douleur. » L’UNSA a par ailleurs appelé aujourd’hui à participer à la marche de dimanche. 

FO dénonce la barbarie

Dans la foulée de l’UNSA, FO publiait un texte dénonçant « avec force l’acte barbare commis dans les locaux de Charlie Hebdo. Il apporte son soutien et sa solidarité aux proches des victimes et à l’ensemble de la rédaction de Charlie Hebdo et rappelle que la liberté d’expression et la liberté de la presse sont des libertés démocratiques fondamentales. » Le bureau confédéral de FO a par ailleurs publié un communiqué en mémoire à l’un des policiers, qui était délégué FO: « Le Bureau confédéral de Force Ouvrière, après sa première réaction suite à l’acte barbare commis contre Charlie Hebdo apporte son soutien à sa fédération de la police et à son syndicat ainsi qu’aux policiers, deux des leurs viennent de perdre la vie dont un délégué FO. » 

La FGTA (Fédération générale des travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, des tabacs et des activités) a été la première à publier sur son site la mention « Je suis Charlie ». 

A 15h, l’Union des Cadres et des Ingénieurs publiait un texte dénonçant « Le choc de la barbarie contre la liberté d’expression ! ». 

La CFDT parle d’un carnage meutrier

A 15h30, la CFDT publiait à son tour sa réaction, en mentionnant: « Face au déchainement de violence, nous nous inclinons devant les victimes et appelons tous les citoyens à refuser les pièges des amalgames et les instrumentalisations d’où qu’ils viennent. Face à la haine, notre message est celui de la paix, de la démocratie, de la liberté de penser et de la liberté d’expression et la lutte contre toutes les formes de totalitarisme. »  

La CFDT est donc la première organisation syndicale à appeler au calme, tout en incitant ses adhérents à participer au rassemblement de la place de la République. 

Vers 17h, la fédération Culture de la CFDT publiait à son tour un texte: « La Fédération Communication Conseil Culture CFDT exprime son dégoût et sa colère suite à l’attaque à l’arme lourde du local de « Charlie Hebdo » ayant provoqué un carnage sanglant avec douze morts selon le dernier bilan et plusieurs blessés dans un état grave. La démocratie est attaquée à travers un de ses piliers fondamentaux qu’est la liberté de la presse. C’est cette liberté essentielle qui était visée déjà en 2013 lors de la fusillade dans les locaux de « Libération » ou l’agression dans ceux de « BFM-TV ». Aujourd’hui, le carnage perpétré à « Charlie-Hebdo » franchit une étape supplémentaire dans l’escalade de la violence et la terreur. Cet attentat terroriste est le plus important que la France ait eu à subir depuis des décennies… » 

La CGC lance un communiqué sobre

A 17h30, c’est à la CGC de réagir avec un communiqué extrêmement sobre que nous citons dans son intégralité: » Nous venons de connaître une journée dramatique avec l’attentat odieux dont a été victime Charlie Hebdo et qui nous rappelle que le principal c’est la liberté, celle de la presse et du syndicalisme, que nous défendons tous. La direction confédérale a adressé tout son soutien à ses syndicats, celui des journalistes et ceux de la police nationale. » 

Hier matin, à l’occasion du deuil national, Carole Couvert, présidente de la CGC, s’est montrée plus loquace avec un communiqué évoquant « un acte lâche, barbare et ignoble ». 

La CGT appelle à manifester dès 17 heures place de la République

La CGT, malgré la crise qui la frappe, est peut-être la confédération qui a réagi avec la plus de vigueur à l’attentat, en organisant très rapidement un rassemblement devant les locaux de Charlie Hebdo, puis en appelant à manifester dès 17 heures place de la République. « Profondément choquée par cet acte odieux, attristée et en colère, la CGT rappelle et salue le courage de ces hommes et ces femmes qui chaque jour, chaque semaine, malgré les intimidations et les menaces, défendent la liberté de pensée et la liberté d’expression dans notre pays. » 

La CFTC rappelle l’importance de la vie

La CFTC publiait pour sa part un communiqué relativement court rappelant que « la vie humaine est sacrée ! Aucune cause, aucune idéologie ne justifie que l’on tire ainsi sur des personnes ! ». 

Le MEDEF réagit sobrement

Du côté patronal, le MEDEF a publié un communiqué laconique indiquant notamment que: « C’est l’ensemble de la République qui a ainsi été attaquée. La liberté de la presse est une composante essentielle de notre démocratie. Nous devons tous être unis face à cette action terroriste. » Le MEDEF n’a pas appelé à rejoindre le rassemblement de la place de la République. 

L’UPA réagit le lendemain

Même laconisme du côté de l’UPA, qui n’a publié de réaction que le lendemain de l’attentat, en indiquant: « L’UPA qui représente les entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité, soit 4 millions de personnes, appelle aux respects des valeurs républicaines et à la défense de la plus précieuse de ces valeurs, la liberté. » L’UPA a appelé à respecter la minute de silence à 12h. 

La CGPME ne réagit pas

De son côté, la CGPME n’a publié aucun communiqué sur le sujet. 

 

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