Les journalistes rémunérés à la pige représentent environ un cinquième des effectifs de la branche des journalistes. Leur protection sociale complémentaire fait actuellement l’objet de discussions paritaires, l’objectif des organisations syndicales étant de leur assurer un accès effectif à des prestations de qualité. Audiens s’intéresse de près à ces négociations.
Un partenariat social sans grand enthousiasme
Les journalistes pigistes sont souvent considérés comme faisant partie des précaires du journalisme. Si ce statut permet à certains journalistes « installés » de demeurer autonomes vis-à-vis de multiples employeurs, dans la plupart des cas, il constitue une voie d’entrée dans le métier pour les jeunes journalistes. Ainsi, en 2012, plus de 40 % des journalistes de moins de 26 ans étaient des pigistes, contre 14 à 15 % pour les journalistes de plus de 45 ans. Ceci n’est pas sans conséquence au niveau des salaires : alors que près de 80 % des journalistes en CDI gagnent au moins 2500 euros bruts par mois, seul un tiers des journalistes pigistes atteint ce niveau de revenus.