Les remontées mécaniques et domaines skiables de France forment une petite branche dont l’activité économique est principalement marquée par la saisonnalité et la diminution des marges de manoeuvre financières. Les partenaires sociaux tentent d’adapter la protection sociale complémentaire des salariés à ces deux contraintes.
Saisonnalité et contraintes financières
Les sports d’hiver génèrent une activité qui a théoriquement lieu de décembre à avril – ce calendrier évoluant selon les conditions d’enneigement effectives. Cette saisonnalité de l’activité s’accompagne d’une saisonnalité du salariat, qui concerne près de 85 % des 18000 salariés de la branche. Un tiers de ces saisonniers doit d’ailleurs uniquement compter sur les revenus amassés en hiver. D’autre part, ce secteur d’activité n’a pas la même ampleur sur l’ensemble du territoire national : les domaines alpins réalisent plus de 70 % du chiffre d’affaires total. Le secteur connaît ainsi une dualisation progressive, avec des grosses stations qui peuvent investir afin de diversifier leurs activités et des petites stations qui rencontrent des difficultés financières grandissantes.