La branche du rouissage-teillage du lin est atypique : regroupant moins de 600 salariés, elle est à cheval entre l’industrie et l’agriculture. Malgré ces spécificités, les salariés du secteur sont couverts par une bonne protection sociale complémentaire, qui est le résultat d’un dialogue social dynamique et fécond.
Un partenariat social fructueux
Les employeurs et les salariés industries du lin sont représentés par des organisations qui sont autant présentes dans le secteur agricole que dans le secteur industriel. Du côté patronal, à en croire Eric Renier, son délégué général, l’union syndicale des rouisseurs-teilleurs de lin de France, l’USRTL, est plus habituée à travailler avec la FNSEA qu’avec la CGPME ou le MEDEF – auxquelles elle n’adhère d’ailleurs pas. Du côté des salariés, les cinq grandes confédérations sont représentées dans le secteur, par le biais de leur section agricole ou agroalimentaire : la CFDT-FGA, la FNAF-CGT – depuis décembre 2008 – la FGTA-FO, la CFTC-Agriculture et le SNCEA CFE-CGC. Patronat et syndicats forment un système quelque peu indépendant des logiques interprofessionnelles.