Depuis 1975, les journalistes pigistes sont couverts par un régime de prévoyance et, depuis 2016, ils le sont également par un régime frais de santé. Audiens est l’assureur de référence de ces deux régimes. Si l’on en croit certaines sources concordantes, la protection sociale des pigistes s’avère être une affaire pour le moins intéressante…
Un peu d’histoire
Pendant longtemps, les pigistes n’ont été couverts que par un régime prévoyance – cf « annexe III à la CCN des journalistes« . L’Anep Bellini, l’Anep Générale puis Audiens en ont été les assureurs. Le régime avait la fâcheuse tendance à engranger des recettes sans délivrer beaucoup de prestations. D’une part parce que les pigistes étaient peu au fait de leurs droits. D’autre part parce qu’ils ne cumulaient pas assez d’heures pour avoir droit aux prestations de la Sécurité sociale et donc, par conséquent, à celles du régime conventionnel. Ainsi, en 2014, les réserves des cinq exercices précédents s’élèvaient à 5 millions d’euros, malgré des cotisations maintes fois revues à la baisse.