Les services de l’automobile emploient plus de 400000 salariés, formant une branche d’activité majeure de notre économie. Marquée par un dialogue social dynamique et fructueux, elle propose de nombreux avantages conventionnels à ceux qui y travaillent. Actuellement, la consolidation des diverses formes de mutualisation est au menu des discussions paritaires de branche.
Un partenariat social dynamique
A priori, l’équilibre des forces paritaires des services de l’automobile ne présente pas toutes les garanties d’un partenariat social serein. D’une part, les organisations patronales sont nombreuses : le CNPA est la plus puissante mais le GNESA, la FNAA, le SPP, la FNCRM ou encore l’UNIDEC ont voix au chapitre. La multiplicité des interlocuteurs patronaux est rarement bon signe. Du côté des syndicats de salariés, les contestataires semblent tenir le haut du pavé : la CGT, première organisation de la branche (31 %) et FO (23 %) totalisent plus de 50 % des voix à elles seules. En ce qui concerne les trois organisations plus modérées, la CFDT (24,5 %) doit consolider sa deuxième place, tandis que la CFTC (11 %) et la CFE-CGC (10,5 %) tirent plutôt bien leur épingle du jeu.