En début de mois, BI&T évoquait les difficultés liées à la mise en place de la complémentaire santé des travailleurs intérimaires. Le gestionnaire du régime, la Siaci Saint Honoré, qui se voulait rassurant, ne semble pas avoir convaincu les salariés et leurs représentants. Dans leurs rangs, la mutuelle suscite de plus en plus de critiques.
Une qualité de service jugée médiocre
Pour la CGT, première organisation syndicale du secteur, le compte n’y est pas. Elle dénonce notamment d’importants problèmes concernant la carte de tiers-payant. Bien que l’affiliation au régime ne soit pas conditionnée par la détention de cette carte, elle est nécessaire pour accéder correctement aux soins. Or, les retards dans les envois de carte seraient très nombreux, y compris dans le cas des assurés qui en ont fait la demande. La faiblesse de la durée de validité de la carte : 3 mois, n’arrange rien à la situation et se traduirait très souvent, dans les faits, à cause des délais de traitement des demandes, par la possibilité de n’utiliser la carte que durant quelques jours. Les avances de frais seraient donc monnaie courante, y compris à l’hôpital.