Contre toute attente, Jérôme Vérité a été reconduit à la tête de la fédération CGT des Transports. Les conditions de cette désignation sont des plus troubles et la position de M. Vérité est moins que jamais assurée. Plus globalement, cet épisode vient témoigner de la crise structurelle qui secoue actuellement la CGT.
Une désignation aux allures de combine
Vendredi dernier, alors que la CGT Transports s’apprêtait à désigner son secrétaire général, la candidature de Jérôme Vérité ne faisait plus partie des éventualités. Aucun syndicat de la fédération ne voulait le soutenir et son avenir ne faisait donc plus aucun mystère : la règle de base qui s’applique dans l’ensemble des congrès CGT est en effet qu’un candidat au secrétariat général doit impérativement être présenté par son syndicat d’origine. Consciente de la défiance dont elle faisait l’objet en interne, l’équipe sortante avait d’ailleurs décidé de ne pas faire voter de bilan de son action. Qui donc allait succéder à M. Vérité ? Le nom de Mehdi Kemoune revenait souvent. Pourtant, vendredi soir, coup de théâtre : M. Vérité se succède à lui-même !